Folker
Guo & Barrow Lineatrad Novembre 15-page-001 (1)

Magazine “La Vie”aime : Beaucoup

Le premier est un maître du erhu (vièle à deux cordes) qui n’aime rien tant que sortir des sentiers de la tradition chinoise. Le second est un percussionniste anglais féru de sonorités rares. Cristallines ou métalliques, les étonnantes vibrations qu’il tire de ses verres musicaux, du cristal Baschet (imposante sculpture percussive) et du hang sont évanescentes et nimbées d’étrange. Elles enluminent avec audace les variations classiques et les compositions vivaces du musicien mandchou, dans un dialogue étonnant, entre rêverie pénétrante et contemplation émouvante.

Anne Berthod

L’OBS :

Guo Gan etire son erhu magique au quatre coins du monde a la facon nomade et a la facon intellectuelle d’un philosophe chinois eperdu de romantisme.Des complices de genre jalonne son parcours de concerts et d’enregitrements. De Lang Lang, Didier Lockwood, Yvan Cassar, Gabril Yared…On a en memoire des albums unique: “Journey to the Forbiden City”, “Jasmine Flower”, “Scented Maiden”, “Himalaya”….Dernier en date, un complice venu le rejoindre apportant son univers lointain et passionnant: Loup Barrow .La musique s’inscrit autrement et se raconte par d’autres images et tourments.Cela donne The Kite, un album qui ouvre la porte futurisque aux ancestrales traditions. A mediter, a ecouter.

Hellen Page

ABC /Daily Planet

A charming and unprecedented mix of sounds – Guo Gan’s plaintive Chinese Fiddle and Loup Barrow’s shining and roaring science fiction instrument, the Cristal Baschet.

Lucky Oceans

Blog Foolk :

Parliamo della collaborazione tra il maestro cinese dell’ehru – ma residente a Parigi – e il polistrumentista londinese Loup Barrow, anch’egli di elezione francese, compositore, cantante, suonatore di hammered dulcimer e mbira cromatica, ma soprattutto di bizzarri strumenti percussivi e idiofoni contemporanei come hang, arpa di vetro (fatta di calici da vino accordati) e il cristalbaschet. Guo Gan si è avvicinato all’ehrusin da giovane età,sotto la guida di suo padre Guo Jun Ming, riconosciuto virtuoso del cordofono. L’ehru è una fidula a due corde,arrivata dall’Asia Centrale o importata da popolazioni nomadi del nord intorno al X secolo. Dotato di corde metalliche (ma un tempo erano di seta) sfregate da un lungo archetto, possiede un manico non tastato montato su una cassa di risonanza esagonale o ottagonale. È tenuto verticalmente, poggiato sulla coscia sinistra, e suonato con una tecnica che impiega glissando, trilli, vibrato. Nell’ultimo centinaio di anni il suo repertorio solistico si è imposto per via delle modifiche apportate allo strumento che ne hanno aumentata l’estensione, accogliendo tecniche di derivazione violinistica. “The Kite” è un disco che mette in conto il portato degli studi sulla tradizione classica cinese di Guo Gang, ma anche la sua concezione aperta a cavallo tra classicismo occidentale, istanze world ed improvvisative (tra l’altro a Parigi è stato il fondatore della jazz band cinese Dragon Jazz), e l’eclettismo di Barrow, a suo agio tanto nella scrittura orchestrale quanto con il minimalismo.Il disco vive di episodi costruiti sugli intervalli pentatonici della tradizione cinese (“Rain on the Platain Leaves”, “Spring of the Southe”), composizioni già nel repertorio di Guo Gan,arrangiate dalla coppia come “Courses de Chevaux”, che è tra i momenti più alti dell’album: trionfo delle trovate virtuosisticheal cordofono. Ancora scritture a quattro mani dai richiami classici (“Adagio”), dairisvolti evocativi, che tessono il dialogo tra cordofono e percussioni (“Vagantem”), rilucono di melanconica liricità e smuovono sensazioni (“The Kite”, “The Seraphim Black Tales”), che danno piacere all’ascolto e invitano – perché no? – alla quiete interiore (“La Fontaine d’Asia”, “Amatorie”). 

Ciro de Rosa

La…titudes :

Dès sa prime jeunesse, il reçoit l’enseignement de son père Guo Jun Ming (1940-2010) lui-même grand maître de l’instrument.

Diplômé du conservatoire de sa ville puis professeur, il obtient le premier prix du concours de musique traditionnelle en 1992.

En 2001, Guo Gan décide de s’installer à Paris pour étendre ses connaissances musicales, en particulier les percussions jazz à l’Ecole Nationale de Musique de Fresnes auprès de Marc Vives-Querol.

Depuis, il parcourt le monde, du Carnegie Hall de New-York (avec la pianiste Helen Sung) au Théâtre du Châtelet en passant par l’Opéra House de GuangZhou. On a pu le voir avec de nombreux orchestres (dont celui de l’Opéra de Paris) et auprès d’artistes comme Didier Lockwood, la Japonaise Mieko Miyazaki ou son ami d’enfance, le très populaire pianiste Lang Lang.

Il a aussi écrit de nombreuses musiques de films et enregistré plusieurs albums solos.

Menant une carrière internationale avec des répertoires classiques ou métissés, Guo Gan s’associe pour son dernier album avec Loup Barrow.

Ce compositeur et homme-orchestre breton installé en Angleterre s’est spécialisé dans le jeu d’instruments peu connus comme le hang, le cristal Baschet, la harpe de verre, les tubes résonnants vietnamiens Dinh Pa ou encore le mbira chromatique.

Comment s’est déroulée cette rencontre ? Cela s’est fait rapidement après sa visite sur mon site Internet. Il m’appelé et nous avons pris rendez-vous. Nous avons alors décidé de monter un projet en commun nous explique Guo Gan.

La première fois que nous avons collaboré, c’était lors de mon concert à l’Eglise de la Madeleine à Paris en 2014 (50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine populaire). J’avais invité de nombreux musiciens français à jouer avec moi. Loup est venu, nous avons interprété ensemble une composition. Ce fut un grand moment !

Le disque appelé « The Kite » comprend des morceaux solos, des pièces classiques de la tradition chinoise et des compositions originales écrites à 4 mains.

Quand on évoque la énième reprise du titre « Course de chevaux », je lui fais remarquer en souriant que ce morceau de bravoure a été enregistré de multiples fois mais toujours sous une forme différente… J’assume ce choix poursuit le musicien, je l’ai joué environ 2000 fois. Le public l’aime particulièrement, c’est un peu « ma marque de fabrique » !

Actualité chargée oblige, Guo Gan participe aussi à la création « Didier Lockwood-Les Violons Barbares (Dandarvaanchig Enkhjargal, Dimitar Gougov, Fabien Guyot)-Guo Gan » et au deuxième album (« Crazy Horse ») des « Trois Violons du Monde » en compagnie du guitariste Mathias Duplessy.D’autres projets sont en cours dont un avec le formidable balafoniste et jazzman ivoiro/malien Aly Keita…sans compter les concerts solos ou ceux avec des grands orchestres classiques.Insatiable, l’artiste l’est certainement : J’aime beaucoup jouer dans des styles différents. Cela me permet de rencontrer des artistes venus de partout et d’apprendre sans cesse. C’est aussi ma manière de rester fidèle à la mémoire de mon père.

Frantz-Minh Raimbourg

BBC radio 3 :

Lopa Kothari presents the latest releases from across the globe, plus home-grown talent from BBC / Guo Gan & Loup Barrow

Guo Gan & Loup Barrow

Guo Gan & Loup Barrow - The Kite